Odin, semaine 7 — les cyclistes, les chats et la leçon qu’on n’oublie pas

par Paul | 9-10-2026 | Les aventures d'Odin et Zara, Journal

Duitse Herder heropvoeding week 7

Silly Shepherds · temps de lecture : environ 6 minutes

Deux fois cette semaine, les choses ont mal tourné. Deux fois, Odin s’est lancé à la poursuite de quelque chose pendant que je l’appelais sans qu’il m’écoute.

Deux fois, j’ai appris quelque chose.

Parce que c’est ça, l’éducation. Pas seulement les bonnes journées : ce sont justement les mauvaises qui vous montrent où vous en êtes encore.

🐾 Les cyclistes — jour 45

Dans les bois de Strijthagen. Je lance des branches. Odin est en liberté. Et voilà qu’ils arrivent : un grand groupe de cyclistes, en plein milieu des bois, alors que personne ne s’y attendait.

Odin les a vus. Et il s’est lancé à leur poursuite comme une flèche.

L’appeler ne servait à rien. Crier, je ne le fais pas. J’ai sifflé avec deux doigts.

Il est revenu. Essoufflé, mais il est revenu. Tout de suite.

Je ne pouvais pas le punir, puisqu’il était revenu. C’est la règle. Le retour est toujours récompensé, même s’il arrive trop tard. Un chien qui apprend que revenir entraîne une punition ne reviendra plus la fois suivante. Et c’est plus dangereux que tout le reste.

Alors : une caresse. Je remets la laisse. Nous repartons tranquillement.

Mais j’ai retenu la leçon. Les cyclistes dans les bois sont un déclencheur pour Odin que je n’avais pas encore identifié. Maintenant, je le sais.

🐾 Le chat — jour 48

Ce soir-là, sur le terrain. Personne en vue. Odin est en liberté.

Et là, un chat est assis au milieu du chemin. Avec un air de dire : vas-y, essaie un peu.

Odin ne voyait pas les choses de la même façon.

Avant même que je m’en rende compte, il était déjà parti. Je l’appelle : rien. Je siffle : rien. Je siffle encore : rien. J’entends le chat courir dans les buissons. Je suis soulagé qu’ils ne se dirigent pas vers la route, mais Odin ne revient toujours pas.

Ce n’est qu’après avoir compris que le chat avait filé qu’il revient enfin.

C’était différent de l’épisode des cyclistes. Ce n’était pas « j’arrive tout de suite », mais « j’ai terminé ». Et cette différence compte.

Je lui ai fait comprendre que j’étais déçu. Je l’ai ignoré un moment. Et il s’est mis à me lécher, comme pour me montrer qu’il était désolé.

Est-ce un véritable regret ? Probablement pas au sens humain du terme. Mais il ressent mon humeur. Il cherche mon approbation. Et c’est précisément ce dont j’ai besoin pour continuer à travailler avec lui.

La leçon de cette semaine : les chats dehors, ce n’est pas la même chose que Lio à la maison. À la maison, Lio fait partie de la meute. Dehors, un chat est un animal inconnu qui s’enfuit. Cet instinct ne disparaît pas comme ça. Cela demande un travail spécifique.

🐾 Ce qui s’est aussi passé

Jour 48 — Bisho — Un labrador chocolat, complètement déjanté et encore plus remuant qu’Odin. Ils étaient bien assortis. Odin s’est amusé comme jamais. Un deuxième copain : après Buka, le chien de chasse, voici Bisho. La personne qui accompagne Garry avait déjà pris la fuite avec lui, car les chiens n’avaient manifestement plus d’yeux pour nous.

Ça aussi, c’est du progrès. Un chien qui joue joyeusement avec d’autres chiens — même s’il doit encore apprendre à se calmer un peu — est un tout autre chien que celui d’il y a six semaines.

Jour 51 — Le monsieur est rentré de vacances. Un chien qui n’écoute pas, un maître qui critique ceux qui peuvent laisser leur chien en liberté. Je vais en rester là. Les chiens sont des animaux de meute. Laissez-les jouer. Laissez-les apprendre le langage des autres chiens. C’est la meilleure chose à faire, tant que cela reste sans danger.

Le blaireau — Jour 46. Il était de nouveau là. Odin était prêt, lui aussi. Mais nous avons simplement continué notre chemin. Ça compte aussi.

🐾 Sept semaines — le bilan honnête

Sept semaines. Deux pas en arrière cette semaine. Mais aussi :

Un chien qui revient quand je siffle avec deux doigts, même si c’était trop tard.

Un chien qui cherche mon approbation après une déception, au lieu de se replier sur lui-même.

Un chien qui joue avec Bisho comme s’ils se connaissaient depuis des années.

Et un chien qui, le soir, est allongé à côté de moi sur sa couverture pendant que j’écris ces lignes.

Voilà le vrai bilan.

La semaine prochaine, un petit aperçu de ce qui se prépare. Suivez-nous pour être parmi les premiers à le découvrir.

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